Histoires de l'extrême droite française : la Cagoule et Occident

Accrochage au 60e Salon de Montrouge

Le putsch raté de la Cagoule

  • Vinyle adhésif sur bois

  • 110 × 150 cm
  • 2015

La Cagoule est un groupe révolutionnaire d’extrême droite actif de 1935 à 1937. En septembre 1937, la Cagoule commet deux attentats à la bombe contre des organisations patronales pour en faire porter le chapeau aux communistes. Dans la nuit du 15 au 16 novembre 1937, Eugène Deloncle et le général Duseigneur, les deux chefs cagoulards, ont réparti toutes leurs troupes dans Paris. L’idée est de faire croire à un putsch communiste et d’en profiter pour s’emparer des points névralgiques de la capitale. Pour cela, il faut que l’armée joue le jeu : ils tentent alors de convaincre un important colonel d’état-major parisien qu’un putsch communiste est en train de se dérouler. Ils demandent à ce colonel d’en avertir Daladier, le ministre de la Guerre, afin que celui-ci déclenche un dispositif d’alerte qui permettrait aux cagoulards de passer à l’action. Inflexible, le colonel refuse sans une preuve catégorique de la marche communiste. La preuve ne vient pas, l’armée ne fait rien, Deloncle ne donne pas l’ordre à ses troupes de se déployer. C’est comme ça que le putsch de la Cagoule a raté. L’organisation est immédiatement démantelée par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Marx Dormoy.

Une planque d'armes de la Cagoule

  • Vinyle adhésif sur bois

  • 70 × 43 cm

La mort de Marx Dormoy

  • Vinyle adhésif sur bois

  • 55 × 43 cm

Le supplice de la baignoire

  • Vinyle adhésif sur bois

  • 150 × 90 cm

En janvier 1967, une manifestation contre la guerre du Viêt Nam se tient à l’université de Rouen. Des militants d’Occident, mouvement étudiant d’extrême droite, s’y invitent pour faire une bagarre durant laquelle un étudiant d’extrême gauche est blessé et tombe dans le coma. La police s’intéresse donc à Occident et arrête certains de ses membres qui ont été dénoncés. Les militants cherchent celui qui les a balancés et les suspicions tombent sur leur camarade Patrick Devedjian. Il est interrogé dans une baignoire. Devedjian finit par s’échapper par la fenêtre, il se détournera ensuite d’Occident : l’eau de la baignoire est chargée ici de la symbolique purificatrice du baptême. En fait, c’est François Duprat qui a balancé : il était indicateur pour la police judiciaire et les Renseignements Généraux. En 1968, suite à de nombreuses rixes avec des groupes d’extrême gauche, le ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin dissout Occident.

François Duprat se frotte les mains

  • Vinyle adhésif sur bois

  • 28 × 43 cm

La mort de François Duprat

  • Vinyle adhésif sur bois

  • 68 × 43 cm

À propos

Formé aux Arts décoratifs de Paris, Nayel Zeaiter tente de perpétuer et d'entretenir le genre de la peinture d’histoire. Son travail oscille entre œuvres grand format et réalisations éditoriales au sein des Éditions Comprendre qu’il a créées en 2011. Il expose notamment au Salon de Montrouge (2015), au salon Drawing Now (2015), au palais de Tokyo pour l’exposition Appareiller (2017), à la Biennale internationale de design de Saint-Étienne (2017), à Vent des forêts (2017), au musée d'art sacré de Saint-Mihiel (collection permanente).

En 2018, il publie Histoires de France en 100 planches illustrées, aux éditions La Martinière.

« L’attrait des planches dessinées de Nayel Zeaiter se situe au prime abord dans leur graphisme familier. Mais pas seulement. Si elles semblent en résonance avec les publications pédagogiques, leur propos, volontairement plat, invite le regardeur/lecteur à comprendre qu’il est en face de fables et non d’Histoire. »

Arnaud Labelle-Rojoux, membre du Collège Critique du 60e Salon de Montrouge, 2015

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